Le programme numérique européen au service du ferroviaire

Les principales entreprises ferroviaires européennes ont fortement investies, en 2014, dans l’information digitale. Le Commissaire européen à l’économie numérique, Günther Oettinger engage les entreprises du ferroviaire à poursuivre leurs efforts dans le numérique 4.0.

L’Europe doit protéger ses données et a minima veiller à ce que ses données soient utilisées selon des règles européennes. Le Commissaire européen à l’économie numérique dénonce ainsi avec virulence l’absence de l’Europe dans le numérique – 28 pays européens, 28 réglementations européennes : « une situation qui n’est pas sans rappeler l’organisation ferroviaire européenne sur le plan des infrastructures et sur le plan industriel rappelle-t-il.  Il appartient également aux industriels du secteur ferroviaire de revoir leurs stratégies a précisé Günther Oettinger en tant qu’ancien ministre-président du Bade-Wurtemberg.

Les anciens monopoles sont déjà bouleversés par les évolutions technologiques. Le co-voiturage prévoyait en 2020 le transport de 12 millions de passagers. Les deux premières entreprises européennes BlablaCar et Flinkster ont transporté 14 millions de passagers en 2014. Le Commissaire européen invite les entreprises du ferroviaire à se rapprocher de la Commission européenne pour proposer une offre alternative face au 5 géants de l’internet américain. L’accès à internet dans les trains est incontournable pour maintenir l’attractivité du ferroviaire en Europe.

A savoir : La Deutsche Bahn a passé un accord avec Google en 2012. En 2014, Guillaume Pepy a créé une direction digitale au sein de la SNCF.