Après les TER, Arriva également intéressé par les TET en France

Le groupe de transport britannique Arriva, filiale de la Deutsche Bahn, est intéressé par l’éventuelle ouverture à la concurrence des trains d’équilibre du territoire (TET) si celle-ci devait intervenir avant le lancement par les régions d’appels d’offres concernant leurs transports express régionaux (TER).

C’est ce qu’a indiqué, dans une interview à Mobilicités, Keith Bastow, responsable du développement d’Arriva en France : « Le contrat sur les TET entre l’Etat et la SNCF a été prolongé d’un an jusqu’à fin 2014. Nous sommes prêts à saisir cette opportunité pour faire des propositions au gouvernement français. Encore faudrait-il que la loi française ne s’y oppose pas comme aujourd’hui avec l’article 18 de la Loi sur le transport intérieur (Loti) qui donne l’exclusivité sur les liaisons nationales à la SNCF. Mais l’article 1370/2007 du règlement européen permet d’expérimenter la concurrence. » Comme il l’avait fait savoir à l’automne dernier, le groupe Arriva est toujours prêt à participer à des expériences pilotes d’ouverture des lignes TER dès que les régions françaises le décideront. Selon Keith Bastow : « Dans plusieurs régions, le débat tourne autour de la fermeture de certaines lignes considérées comme non rentables. Nous proposons aux régions d’intégrer ces lignes déficitaires dans un lot avec d’autres lignes déficitaires ou rentables, ce qui permettrait de les sauver de la fermeture. L’expérience montre que l’ouverture à la concurrence permet de faire 20 à 30% d’économies. ». En attendant que les régions ou l’Etat prennent l’initiative, le responsable d’Arriva pour la France considère l’ouverture du marché français comme inéluctable : « D’ici à 2015, les Etats européens qui n’ont pas ouvert leur marché ferroviaire devront rendre compte à Bruxelles des mesures qu’ils comptent mettre en place en vue d’une ouverture à la concurrence. La question aujourd’hui n’est plus de savoir si la concurrence va arriver, mais quand elle va arriver. »