Vingt ans de croissance depuis l’ouverture du marché

© DB Schenker Rail

Pour aider le report modal, l’État a d’ailleurs prévu, via le Fonds de financement de la transition énergétique, une enveloppe de 30 millions d’euros en guise de soutien au transport combiné sur la période 2015-2017.

Une bonne nouvelle qui arrive à point nommé après une année 2014 marquée par la diminution des compensations financières de l’État au « coup de pince », indispensables à leur compétitivité face au tout routier. La nouvelle aide rehaussera l’aide au coup de pince. Elle passera de 12 euros à 18 euros TTC par UTI (aide équivalente en valeur à l’année 2012).

Des contrats d’occupation temporaire trop courts…

En obtenant, en 2008, son statut de candidat autorisé lui permettant de commander des sillons, T3M a fait le choix stratégique de maîtriser toute la chaîne du transport, du sillon jusqu’à la livraison porte à porte chez le client, grâce à sa collaboration avec TAB, transporteur routier, appartenant au groupe familial Open Modal dont T3M fait également partie. Aujourd’hui, T3M (36 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2014) est à la tête de 12 trains complets de 1 700 tonnes et longs jusqu’à 850 mètres qui sillonnent la France, en saut de nuit, 5 jours par semaine. Ses trafics ont progressé de 22 % en 2014. T3M se bat toutefois pour l’attribution de sillons de meilleure qualité, et surtout pour un accès non discriminant et compétitif aux terminaux de transport combiné rail-route de SNCF Réseau.

Les rares plateformes terminales (Valenton, Marseille-Le Canet, etc.), qui ont été confiées aux nouveaux entrants par SNCF Réseau, l’ont été dans le cadre de contrats d’occupation temporaire trop courts (1 à 3 ans) qui ne permettent pas aux nouveaux acteurs d’investir dans ces terminaux pour les rénover et les moderniser (ce qui n’a pas été fait depuis des décennies) afin de les rendre plus performants sur le plan qualitatif et économique. Jean Claude Brunier, président de T3M, rappelle que c’est sur les terminaux et cours de fret que les entreprises de transport combiné réalisent l’essentiel de leur valeur ajoutée.

Leur savoir-faire intermodal repose sur l’optimisation des temps d’attente, des opérations de transbordement et des taux de remplissage des trains.