Les régions en quête d’autonomie ferroviaire

A l’occasion du congrès de l’association des régions de France (ARF), les 19 et 20 septembre à Nantes, huit régions (*) ont annoncé la future création d’une structure mutualisée visant à élaborer une stratégie commune d’achat de matériel ferroviaire. A terme, cette structure pourrait s’assimiler à une ROSCO (Rolling Stock Company) qui pourrait acheter directement et posséder en propres les rames.

Actuellement, ce sont les régions qui financent l’achat de matériel TER – elles y ont consacré 5,8 milliards d’euros depuis 2002 – mais les achats auprès des constructeurs (Alstom, Bombardier…) sont négociés et réalisés par la SNCF qui définit également le cahier des charges. La plupart du temps, l’opérateur historique reste propriétaire des matériels. L’inconvénient du système est que ces matériels s’avèrent parfois, à l’usage, mal adaptés aux besoins des régions. Au delà, Jacques Auxiette, président de la région des Pays de Loire et de la commission transport de l’ARF, ne cache pas son souhait « de rompre le cordon ombilical qui existe entre la SNCF et les constructeurs ferroviaires ». Il s’agit aussi, pour les régions, de se mettre en position de confier un jour à des nouveaux entrants l’exploitation de leurs lignes.

 (*) Pays de Loire, Rhône-Alpes, Aquitaine, Bourgogne, Auvergne, PACA, Picardie, Ile de France ainsi que le syndicat des transports d’Ile de France (STIF).