Un texte de réflexion sur l’avenir du système ferroviaire français

Un groupe d’anciens hauts dirigeants du secteur ferroviaire français, parmi lesquels Philippe Essig, ancien président de la SNCF,  Jean-Pierre Duport ancien président de RFF, Pierre Louis Rochet, ancien directeur international de la SNCF,  Jacques Chauvineau, ancien délégué régional SNCF, publie un texte de réflexion concernant l’avenir de notre système ferroviaire.

Intitulé « Vers un rail ouvert et pluriel », ce texte contient un certain nombre de propositions qui pourraient permettre, selon eux, à la France de retrouver un rang de premier plan dans la hiérarchie des grandes nations ferroviaires du continent européen. Elles s’organisent autour de deux idées essentielles. En premier lieu, il est urgent que la France remédie à la fragilité actuelle de son réseau ferré classique et entreprenne des travaux de modernisation visant une augmentation forte de sa capacité, de son accessibilité, de sa fiabilité et, par conséquent, de sa productivité globale. Deuxième impératif : il faut une mobilisation de tous les acteurs au profit d’une organisation nouvelle fondée sur une décentralisation forte destinée à stimuler les initiatives locales, à intéresser les élus au report du fret routier  vers le rail et à favoriser le développement de partenariats équilibrés entre l’opérateur historique et les nouveaux entrants.
Enfin, les auteurs se prononcent en faveur du pluralisme dans le rail, et la concurrence qui l’accompagne est jugée inéluctable. Pour sauver le ferroviaire en France, ils proposent la mise en place d’un gestionnaire de réseau « rassemblant tous les métiers de l’infrastructure » pour améliorer son efficacité et la création d’un gestionnaire public du réseau indépendant de l’opérateur historique. Une instance de concertation permanente entre le gestionnaire du réseau et les entreprises ferroviaires assurera la concertation entre les acteurs du ferroviaire. Autant d’orientations conformes aux directives européennes, estiment-ils, qui tout en s’appuyant sur les opérateurs, publics ou privés, doit favoriser , dans l’intérêt général, la relance du trafic ferroviaire, des marchandises comme des voyageurs, sur l’ensemble du réseau national.