Patrick Jeantet nommé à la tête de SNCF Réseau

L’actuel directeur général délégué de Paris Aéroport va remplacer Jacques Rapoport, démissionnaire le 19 février pour « raisons personnelles ». L’ARAFER a validé sa candidature.

C’est finalement Patrick Jeantet, l’actuel directeur général délégué de Paris Aéroport (ADP) qui succédera à Jacques Rapoport à la présidence du gestionnaire d’infrastructure, SNCF Réseau ( ex RFF). Une candidature avancée par le président de la République, François Hollande le 28 avril dernier. Saisie le 2 mai 2016 par le Président du conseil de surveillance de la SNCF, l’Autorité de régulation des activités ferroviaires et routières (Arafer) a validé sa nomination le 11 mai dernier. Depuis l’annonce le 19 février dernier de la démission de Jacques Rapoport pour  » raisons personnelles « , plusieurs noms ont circulé. Parmi les plus sérieux, celui de Jean-Pierre Farandou, le PDG de Keolis. Mais très vite, l’ARAFER s’y est opposée en raison sa proximité avec SNCF Mobilités.

Patrick Jeantet connaît le secteur ferroviaire

Patrick Jeantet, 56 ans, n’a jamais travaillé directement pour la SNCF. Diplômé de l’École polytechnique et de l’École Nationale des Ponts et Chaussées, Patrick Jeantet a évolué dans de nombreux secteurs. Ce dernier a occupé, de 1986 à 1993, diverses fonctions au sein du groupe Bouygues avant d’être nommé en 1993 Directeur du développement international et Directeur des filiales Afrique de l’Est et Australe de SOGEA SA. Il a travaillé ensuite dans les « utilities », notamment dans la gestion de l’eau pour le groupe International Water, une coentreprise de Bechtel et de United Utilities. Ce n’est qu’en 2005 qu’il rejoint la société KEOLIS, filiale de transport public du groupe SNCF, pour occuper les fonctions de Directeur général délégué en charge de l’international, puis, en février 2011, de Directeur général délégué pour la France et membre du Directoire.

Une tâche à haut risque

Pour le nouveau patron de SNCF Réseau, c’est une lourde tâche qui l’attend. Outre la gestion d’une dette croissante qui s’élève aujourd’hui à 42,3 milliards d’euros, le gestionnaire d’infrastructure ne peut fait l’impasse sur d’importants travaux de modernisation du réseau, surtout après l’accident de Brétigny-sur-Orge. Plus d’un an après l’entrée en vigueur de la loi portant réforme ferroviaire, l’Etat n’a toujours pas fixé la trajectoire financière de SNCF Réseau.