Les céréaliers s’inquiètent pour les lignes capillaires

Deux ans après la création par Europorte et l’Union de coopératives céréalières Cérévia de Bourgogne Fret Service, premier opérateur ferroviaire territorial (OFT) français, Cérévia s’inquiète des conséquences liées aux fermetures de lignes capillaires pour son organisation logistique. Face au désengagement financier de l’Etat, les sept coopératives céréalières des régions Bourgogne, Franche-Comté et Rhône-Alpes se déclarent prêtes à participer au financement de la rénovation des lignes capillaires, aux côté de RFF et des régions.

Après la fermeture de la ligne Vénarey-les-Laumes-Epoisses (Côte-d’Or) qui a provoqué le transfert vers la route de 80 000 tonnes transportées par le rail, celle de la ligne Saint-Rambert-d’Albon-Beaurepaire (Isère), si elle est confirmée par RFF, représenterait un nouveau report sur route de 50 000 tonnes annuelles, sans compter les 30 à 40 000 tonnes de céréales qu’il faudrait également transférer si la ligne (Chaumont) Bricon-Veuxhaulles (Côte-d’Or) devait être à son tour fermée.

Les céréaliers ont lourdement investi dans la modernisation des silos et l’adaptation de leurs installations pour que celles-ci soient en mesure de charger en quatre heures un train complet. Robert Bilbot, directeur général de Céravia, souhaite préserver les investissements des céréaliers dans le ferroviaire. Tout en souhaitant l’appui des régions, le dirigeant déclare que les coopératives sont prêtes « à participer au financement sous réserve de l’obtention de garanties autour de la durabilité et de la maintenance des lignes ainsi modernisées ». « On s’engagera, alors, sur des tonnages de trafic », précise-t-il.