La ligne nouvelle » Nice-Marseille bien accueillie… par les partis »

Le projet de « ligne nouvelle » visant à mettre en voie rapide la liaison Nice-Marseille semble bien engagé après la visite dans les deux villes, le 25 avril, de la Commission 21. Présidé par le député socialiste Philippe Duron, cet organisme mène la concertation en matière de projets d’infrastructures prioritaires.

Si la LGV Paca avait suscité de nombreuses oppositions (notamment celle des viticulteurs et celle des défenseurs de l’environnement), le nouveau projet, même s’il ne fait pas l’unanimité (certains voulant donner une vraie priorité au TER), fait au moins l’objet d’un consensus PS/UMP chez les élus locaux. Contrairement à la LGV Paca qui prévoyait une voie entièrement nouvelle traversant la Provence, le projet de liaison rapide limite cette voie nouvelle au tronçon Nice-Le Muy et un doublement de la voie actuelle entre Le Muy et Toulon. Une gare « Est-Var » serait créée au Muy tandis que la gare de Marseille St Charles serait profondément réaménagée. Sur le trajet Nice-Marseille, le gain de temps est estimé à 1h15 (contre 1h40 avec la LGV). Le problème est l’extrême échelonnement dans le temps de ce vaste chantier qui ne s’achèverait qu’en 2040 et cela pour un coût in fine équivalent à celui de la LGV (17 milliards d’€). En outre, il faut constater que ce projet de ligne nouvelle vient quelque peu contredire le récent rapport de Jacques Auxiette, président PS du conseil régional des Pays de la Loire.  La proposition 41 de ce document préconise en effet de « donner priorité au renouvellement du réseau ferroviaire et à la désaturation des lignes » pour sortir de la logique du « toujours plus vite ».  Nul n’est prophète en son parti…