Relance du fret ferroviaire : la sauvegarde du réseau capillaire

Lors de la conférence sur la relance ferroviaire fin septembre, la question de la maintenance du réseau capillaire a été abordée. Le secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies, a demandé à SNCF Réseau de poursuivre ses investissements dans ce réseau.

Au niveau local, les régions, les départements mais aussi les entreprises utilisatrices du rail, ont manifesté leur intérêt à investir dans l’entretien des lignes capillaires. Lors de la conférence sur la relance du fret ferroviaire fin septembre, Alain Vidalies a demandé la poursuite de l’engagement financier du gestionnaire d’infrastructure. En décembre 2014, lors d’une précédente conférence sur la relance du fret  ferroviaire, « l’Etat s’est engagé à apporter un financement de 30 millions d’euros sur 3 ans », via l’agence de financement des infrastructures de transport en France (Afitf).
Pour l’Afra, cette enveloppe de 30 millions d’euros est « insuffisante »pour couvrir les besoins de rénovation du réseau capillaire. Les investissements nécessaires au maintien en état de circulation sur ce réseau, avoisinent selon les experts « 120 millions d’euros ». D’autant que ces lignes secondaires constituent un élément structurant du réseau courant : 20 % du fret en France part ou arrive sur ces petites lignes, soit quelque 18 millions de tonnes de fret transportées chaque année, dont 7,7 millions de produits agricoles et 6,9 millions de produits d’extraction. Une demande soutenue par les chargeurs, que le secrétaire d’Etat s’est empressé de relayer auprès du gestionnaire d’infrastructure en rappelant remarquer qu’il vise le développement « des flux ferroviaires diffus, c’est-à-dire le transport fret à la demande ».

Un nouveau référentiel de maintenance du réseau capillaire pour 2016

La sauvegarde du réseau capillaire est possible, insiste l’Afra. Colas rail, Europorte, SNCF Infra en étroite collaboration avec SNCF Réseau, ont démontré qu’on pouvait réduire les coûts de maintenance des voies sans remettre en cause la sécurité du réseau capillaire. « Il suffit de réduire la vitesse des trains de 80 à 40 km/h, ce qui permet mécaniquement de baisser les coûts d’infrastructure », souligne le délégué général de l’Afra, Jacques Malécot. Des études sur plusieurs lignes ont été menées courant 2014 avec les opérateurs du secteur privé et SNCF Infra.
Un nouveau référentiel travaux est en cours d’élaboration sous la responsabilité de l’ancien directeur de la circulation ferroviaire Alain-Henri Bertrand et de l’EPSF (Autorité française de sécurité française). Ce nouveau référentiel pour la maintenance des lignes capillaires prendra en compte des paramètres tels que la vitesse, le tonnage, la charge à l’essieu, etc. Il sera lié aux perspectives de trafic et laissera au gestionnaire d’infrastructure en charge de son exploitation, une capacité d’innovation par la mise en place de nouvelles méthodes avec ses outils et son organisation. Alain-Henri Bertrand espère ainsi aboutir à un texte définitif en mars 2016, validé par l’ensemble de la profession. Pour 2016, le ministre des Transports, Alain Vidalies, a annoncé que « cinq lignes vont bénéficier dans les prochains mois de travaux ainsi financés », tout en précisant que  les démarches locales permettant de sauvegarder d’autres lignes devraient prochainement aboutir. »

L’Afra en faveur d’appels d’offre pour l’attribution des marchés

 Lors de la conférence sur la relance ferroviaire, l’Afra a interpellé le gouvernement sur la création de PGI (prestataire de gestionnaire d’infrastructure), et le lancement de travaux de maintenance sur le réseau capillaire. Partant du constat que le gestionnaire d’infrastructure demande aux régions et aux départements mais aussi aux entreprises utilisatrices des voies capillaires de cofinancer l’entretien des voies, les membres de l’association attendent, en contrepartie, de la part de SNCF Réseau, des appels à manifestation d’intérêt (AMI) pour la création de PGI. Mais aussi, la mise en place d’appels d’offre pour les contrats de maintenance signés avec les nouveaux gestionnaires d’infrastructure. Les opérateurs ferroviaires s’opposent à la passation de contrats de gré à gré entre SNCF Réseau et ses propres filiales. La priorité doit être donnée à la performance du réseau pour diminuer les coûts.

Relance du fret ferroviaire : la sauvegarde du réseau capillaire

Lors de la conférence sur la relance ferroviaire fin septembre, la question de la maintenance du réseau capillaire a été abordée. Le secrétaire d’Etat aux Transports, Alain Vidalies, a demandé à SNCF Réseau de poursuivre ses investissements dans ce réseau.

Au niveau local, les régions, les départements mais aussi les entreprises utilisatrices du rail, ont manifesté leur intérêt à investir dans l’entretien des lignes capillaires. Lors de la conférence sur la relance du fret ferroviaire fin septembre, Alain Vidalies a demandé la poursuite de l’engagement financier du gestionnaire d’infrastructure. En décembre 2014, lors d’une précédente conférence sur la relance du fret  ferroviaire, « l’Etat s’est engagé à apporter un financement de 30 millions d’euros sur 3 ans », via l’agence de financement des infrastructures de transport en France (Afitf).
Pour l’Afra, cette enveloppe de 30 millions d’euros est « insuffisante »pour couvrir les besoins de rénovation du réseau capillaire. Les investissements nécessaires au maintien en état de circulation sur ce réseau, avoisinent selon les experts « 120 millions d’euros ». D’autant que ces lignes secondaires constituent un élément structurant du réseau courant : 20 % du fret en France part ou arrive sur ces petites lignes, soit quelque 18 millions de tonnes de fret transportées chaque année, dont 7,7 millions de produits agricoles et 6,9 millions de produits d’extraction. Une demande soutenue par les chargeurs, que le secrétaire d’Etat s’est empressé de relayer auprès du gestionnaire d’infrastructure en rappelant remarquer qu’il vise le développement « des flux ferroviaires diffus, c’est-à-dire le transport fret à la demande ».

Un nouveau référentiel de maintenance du réseau capillaire pour 2016

La sauvegarde du réseau capillaire est possible, insiste l’Afra. Colas rail, Europorte, SNCF Infra en étroite collaboration avec SNCF Réseau, ont démontré qu’on pouvait réduire les coûts de maintenance des voies sans remettre en cause la sécurité du réseau capillaire. « Il suffit de réduire la vitesse des trains de 80 à 40 km/h, ce qui permet mécaniquement de baisser les coûts d’infrastructure », souligne le délégué général de l’Afra, Jacques Malécot. Des études sur plusieurs lignes ont été menées courant 2014 avec les opérateurs du secteur privé et SNCF Infra.
Un nouveau référentiel travaux est en cours d’élaboration sous la responsabilité de l’ancien directeur de la circulation ferroviaire Alain-Henri Bertrand et de l’EPSF (Autorité française de sécurité française). Ce nouveau référentiel pour la maintenance des lignes capillaires prendra en compte des paramètres tels que la vitesse, le tonnage, la charge à l’essieu, etc. Il sera lié aux perspectives de trafic et laissera au gestionnaire d’infrastructure en charge de son exploitation, une capacité d’innovation par la mise en place de nouvelles méthodes avec ses outils et son organisation. Alain-Henri Bertrand espère ainsi aboutir à un texte définitif en mars 2016, validé par l’ensemble de la profession. Pour 2016, le ministre des Transports, Alain Vidalies, a annoncé que « cinq lignes vont bénéficier dans les prochains mois de travaux ainsi financés », tout en précisant que  les démarches locales permettant de sauvegarder d’autres lignes devraient prochainement aboutir. »

L’Afra en faveur d’appels d’offre pour l’attribution des marchés

Lors de la conférence sur la relance ferroviaire, l’Afra a interpellé le gouvernement sur la création de PGI (prestataire de gestionnaire d’infrastructure), et le lancement de travaux de maintenance sur le réseau capillaire. Partant du constat que le gestionnaire d’infrastructure demande aux régions et aux départements mais aussi aux entreprises utilisatrices des voies capillaires de cofinancer l’entretien des voies, les membres de l’association attendent, en contrepartie, de la part de SNCF Réseau, des appels à manifestation d’intérêt (AMI) pour la création de PGI. Mais aussi, la mise en place d’appels d’offre pour les contrats de maintenance signés avec les nouveaux gestionnaires d’infrastructure. Les opérateurs ferroviaires s’opposent à la passation de contrats de gré à gré entre SNCF Réseau et ses propres filiales. La priorité doit être donnée à la performance du réseau pour diminuer les coûts.