Après un nouvel échec, la privatisation du fret ferroviaire public roumain est relancée

Annoncée depuis des années, la privatisation de la compagnie publique roumaine de fret ferroviaire CFR Marfa n’a finalement pas abouti, les trois investisseurs potentiels n’ayant pu se qualifier pour l’appel d’offre qui aurait dû se conclure le 16 mai.

Le prix annoncé pour la vente de 51% des parts de l’entreprise avait été fixé à 180 millions d’euros. Trois groupes étaient candidats au rachat: le Groupe Ferroviaire Roumain (GFR), une société privée qui est le premier opérateur ferroviaire en Roumanie ; le consortium formé du roumain Transferoviar Grup et du fonds d’investissement autrichien Donau Finanz; enfin, le groupe américain OmniTRAX. La procédure de privatisation a toutefois été immédiatement relancée et un nouveau délai pour déposer les offres fixé au 23 mai. Il est assorti d’exigences allégées en matière de chiffre d’affaires minimum alors que le prix de 180 millions d’euros a été maintenu. Il faut dire que le temps presse puisque la Roumanie s’est engagée auprès du FMI à réaliser avant la fin du mois de juin un certain nombre de privatisations. Faute de respecter ce dead line, l’accord conclu entre Bucarest et le FMI expirera, ce qui aura pour conséquence de bloquer la dernière tranche de la ligne de crédit de 5 milliards d’euros accordée en 2011 par le Fonds à la Roumanie. CFR Marfa a réalisé en 2011 un chiffre d’affaires de 251 millions d’euros et a enregistré une perte nette de 21 millions. Son endettement est de 347 millions d’euros.