Giuseppe Sciarrone, directeur de NTV, se retire

Giuseppe Sciarrone vient de démissionner de son poste d’administrateur délégué (l’équivalent de directeur général) de Nuovo Trasporto Viaggiatori (NTV) ; il reste cependant membre du conseil d’administration. Il a été remplacé par Antonello Perricone qui est également le président du groupe. Cette décision traduit la volonté pour la direction de redéfinir le plan de développement de NTV qui sera présenté à la mi-novembre.

Selon le communiqué du conseil d’administration, l’objectif est de permettre à la société italienne « de mieux s’adapter à la crise économique ainsi qu’aux difficultés inhérentes à un environnement concurrentiel encore insuffisant, le marché italien du ferroviaire n’étant pas encore entièrement ouvert et libéralisé ».
Selon le site d’information « Il Fatto Quotidiano », cette formulation signifie en réalité une véritable remise en cause du modèle économique du train à grande vitesse « Italo » qui concurrence les « Frecciarossa » de Trenitalia sur la ligne Naples, Rome, Milan, Turin.  « Pour attirer les clients de Trenitalia, NTV doit se positionner sur des tarifs low cost alors que le projet a été conçu comme un service haut de gamme ». « Les objectifs de trafic n’étant pas atteints et les pertes promettant d’être supérieures aux prévisions, le capital devra être reconstitué » poursuit le site qui doute cependant que les principaux actionnaires puissent être sollicités : la banque Intesa Sanpaolo (20% du capital) a en effet financé l’achat des rames Alstom (750 millions d’euros) tandis que la SNCF (20% du capital) ne saurait acquérir des parts supplémentaires. La montée dans le capital de NTV de l’opérateur historique français pourrait être subordonnée par les autorités italiennes à l’ouverture réciproque  en France du rail à la concurrence.